l’enseignement de certaines  professions se fait dans l'entreprise, soit en apprentissage soit sur le tas. En octobre 1854 M. Louis Chandelier, répertorié comme instituteur, langue française, arithmétique, professeur de comptabilité  et homme de loi, adresse un courrier à M. Jules Ancel Maire du Havre. Il lui expose la nécessité de créer au Havre une école professionnelle devant former les enfants instruits  aux carrières industrielles et commerciales dès la fin de leurs études.

L’année suivante, à l’occasion du changement de maire nommé par l’empereur Napoléon III, M. Chandelier renouvelle ce même courrier à M. Edouard Larue. Un arrêté du préfet en date du 25 avril 1857, permet la création d’une école primaire professionnelle située rue Bernardin de Saint Pierre, le Directeur est M. Maras. Des postes sont créés pour l’enseignement de différentes matières telles que la science appliquée à l’industrie, le dessin industriel, la comptabilité commerciale, l’anglais, le chant, l’écriture sans oublier l’enseignement religieux dispensé par l’abbé de la paroisse Notre Dame aux élèves de la 3ème à la 1ère classe. Les 520 élèves sont répartis en deux catégories, ceux de 12 à 15 ans et ceux dont l’âge est compris entre 7 et 12 ans qui ne participent qu’aux cours de théorie.

Sur proposition du Maire M. Edouard Larue, se forme un comité qui prend le nom de « commission de patronage et perfectionnement de l’école préparatoire Industrielle ». Ce regroupement de professionnels comprend 4 membres du conseil municipal, un fondeur, un serrurier, un entrepreneur de charpente. M. Normand, constructeur de navires, M. David, fabricant de chaînes et M. Mazeline, industriel Ce comité propose (1) de supprimer l’enseignement du commerce pour donner aux études une tendance éminemment industrielle, de créer des ateliers en lieu et place des anciennes triperies et porcheries des abattoirs rue de Berry.  Cette proposition est non retenue, il est décidé de faire l’essai d’une école professionnelle dans le local actuel. M. Mazeline fait don d’un tour, en 1862 le matériel est composé de 5 établis simples, 7 établis doubles, 15 étaux, 1 enclume, 1 forge, 2 tours à métaux, 1 tour à bois, 1 machine à raboter,

Ayant pris le nom d’école industrielle, elle prépare à l’école d’art et métiers du gouvernement et permet aux jeunes de poursuivre leur avenir professionnel dans les ateliers et usines de la ville. Des récompenses sont distribuées aux meilleurs élèves, il est remis au nom de l’empereur Napoléon III une médaille d’argent comme prix d’Honneur.

billet d'honneur école industrielle collection particulière

En 1870, alors que M. Périer est directeur, l’école est située 3 rue de la Mailleraye.

école professionnelle

En 1890 M. Joutel est Directeur de l’école de la rue Tourville, 250 élèves sont répartis dans 5 classes et les ateliers de chaudronnerie, de fonderie, de menuiserie, de forge, de serrurerie, et d’ajustage.

En 1912, l’école industrielle se trouve 1 rue Dumé d’Aplemont, 335 élèves sont répartis dans les 9 ateliers, d’ajustage, de tours et de machines-outils, de serrurerie et d’électricité, de Forge, de chaudronnerie, de plomberie-zingueur, de fonderie, de menuiserie et de chauffeurs-outilleurs.

En 2015, un peu moins de 650 lycéens et étudiants fréquentent ce  lycée professionnel devenu Jules Siegfried.

 

L’enseignement pour les jeunes filles est également présent, une école pratique de commerce et d’industrie leur est consacrée. En 1907 la Directrice Mlle Kirschbaum,  gère   l’établissement situé 130 rue du lycée. (Actuellement rue Anatole France). Les ateliers  au sein de l’école assurent une formation et des compétences dans différents domaines : la mode, le repassage, le cuir d’art,   la sténodactylographie et la comptabilité.